
lundi 28 décembre 2009
Tirages "Fine Art"

vendredi 20 novembre 2009
Chronologie d'une rénovation urbaine

photographie © Fabien Legay
Le quotidien érode imperceptiblement le regard que nous portons sur ce qui nous entoure.
Lorsqu’on s’installe quelque part, il suffit de quelques semaines pour que ce phénomène se mette à l’oeuvre.
Telle rangée d’arbres qui nous amusait par sa régularité au cordeau devient peu à peu une simple ligne végétale dont la teinte varie au gré des saisons. Tel bâtiment aux proportions extraordinaires s’impose progressivement comme un élément indispensable à la cohérence du paysage.
La singularité est subtilement apprivoisée par les jours qui s’égrènent et la physionomie du quartier où nous vivons s’imprime sur notre rétine comme une perspective immuable.
Mais que survienne un changement, même minime, dans l’agencement de ce décor quotidien et l’on ressent avec une acuité renouvelée combien est fort l’attachement qui nous lie aux lieux où s’écrit notre existence.
Le premier réflexe consiste alors à convoquer les souvenirs. Des épisodes du passé resurgissent, des visages se redessinent avec netteté. On interroge à nouveau les raisons qui nous font préférer tel lieu à tel autre, emprunter tel itinéraire plutôt que tel autre…
On redécouvre que cet environnement familier n’est pas un simple théâtre dans lequel on évolue mais qu’il laisse en nous une empreinte durable et que, par nos usages quotidiens, nous aussi laissons un peu de nous-même dans ces lieux.
Le cheminement dans les souvenirs permet surtout de comprendre que cette construction de notre quotidien au sein d’un quartier relève d’un processus collectif. C’est une histoire qui se raconte à plusieurs voix et qu’il est important de transmettre si l’on veut poursuivre le récit avec une même sémantique.
« Les premières pierres du 175 qui tombaient, c’était comme les premières lignes de notre histoire qui s’effaçaient… »
Les opérations de réhabilitation de grande ampleur entamées au Charnois rendaient l’exploration de cette mémoire indispensable. Chacune des personnes que nous avons rencontrées a apporté sa pierre dans la reconstruction de l’histoire collective du quartier.
Notre travail s’est concentré sur le périmètre directement concerné par les premiers chantiers de la rénovation, c’est-à-dire le début de l’avenue de Champagne, l’avenue de l’Europe et les bois au-dessus de l’immeuble Taine.
Au fil des mois, nous avons glané des histoires, tenté de retracer les chroniques du Charnois.
On nous a raconté les explorations mémorables dans les bois, les pique-nique à la casemate, les fêtes, l’histoire de la cage 45 qui a vu naître tant de bébés, et puis l’engagement des habitants, unis pour améliorer leurs conditions de vie.
Nos interlocuteurs esquissaient à travers leurs récits le portrait d’un quartier pour lequel ils ressentaient un attachement indéfectible. « Pourquoi j’ai eu ce coup de coeur pour le quartier ? C’est peut-être parce qu’il y avait autant de richesse humaine sur si peu de surface. C’était extraordinaire. Il y avait une diversité qui faisait sens ».
Nous voulions retranscrire au plus juste cette diversité, cette richesse. C’est pourquoi la forme du portrait nous a semblé la plus propice.
Les photographies sont proposées ici comme un cheminement, un parcours dans le quartier. Chaque portrait est semblable au chapitre d’une histoire qu’il revient au spectateur de composer à son rythme, avec sa propre voix.
Chaque image constitue également un fragment de mémoire auquel les habitants pourront se référer pour continuer à tisser ensemble le récit de leur quartier.
Cette exposition est dédiée à tous les habitants, actuels et anciens, du quartier du Charnois. Nous tenions à les remercier, ainsi que tous ceux qui nous ont apporté leur aide dans la réalisation de ce travail.
Fanny Mauzat
Exposition : "Portraits du Charnois"




photographies © Fabien Legay
Nichée au coeur de la vallée de la Meuse, la ville de Fumay, 4000 habitants, a longtemps prospéré grâce aux ardoisières et à son savoir faire métallurgique. La plupart des ouvriers fumaciens résidaient alors dans les cités ouvrières du quartier du Charnois.
Avec l’essor industriel des 30 Glorieuses, ces logements furent insuffisants pour accueillir l’abondante main d’oeuvre qui s’installa à Fumay. La commune se lança dans un programme de construction ambitieux : 512 logements HLM sortirent de terre de 1954 à 1968 au Charnois.
Dans les années 80, le déclin de l’industrie métallurgique et le vieillissement du bâti vertical rendaient indispensable une rénovation du quartier. Dès 1985, une procédure DSQ (Développement Social des Quartiers) fut engagée. Cette réhabilitation se poursuit aujourd’hui avec le programme de rénovation urbaine signé par la commune en 2007.
Durant près d’un an, les photographes Fanny Mauzat et Fabien Legay ont mené un travail avec les habitants du Charnois.
Les portraits réalisés au fil de ses rencontres constituent autant de fragments de mémoire du quartier.
Exposées en extérieur et en très grand format, ses photographies posent un regard intimiste sur le Charnois et témoignent de l’attachement des résidents pour leur lieu de vie. Elles permettent aussi d’écrire les chapitres futurs de l’histoire du quartier.
"Portraits du Charnois, chronologie d'une rénovation urbaine"
photographies de Fanny Mauzat et Fabien Legay
exposition présentée à partir du 12 septembre 2009 - Fumay (08) France
vendredi 25 septembre 2009
Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes

Le comédien et marionnettiste australien installé aux Pays-Bas Neville Tranter, a déjà proposé “ Schikegrüber alias Hitler”, “Molière”, “Frankenstein” et “Vampyr”. Dans “Cuniculus”, les personnages sont des lapins aux prises avec leurs pulsions animales et leurs réflexions humaines. Il sont réduits à vivre cachés, sous terre, craignant les foudres d’un Seigneur aussi mystérieux que terrifiant ou d’humains aussi guerriers que sans pitié.
La planète est tellement polluée qu’elle en est devenue pratiquement invivable et la question de la nourriture s’avère cruciale jusqu’à des extrêmes limites. Quel choix reste-t-il alors ? La pièce s’emploie à mêler les genres, tissant une broderie sensorielle saturée d’états contradictoires pour en revenir, toujours, à des émotions très simples : rire, tristesse, effarement, peur primale, sentiment de l’absurde dans une situation dominée par les exigences de la survie quotidienne.
jeudi 10 septembre 2009
Villes en dialogue

photographie © Fabien Legay
DIALOGHI TRA CITTA’
DIALOGURI INTRE ORASE
VILLES EN DIALOGUE
Présentations publiques les 18 et 19 septembre 2009 à l’occasion du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville- Mézières,
à l’AnneXe d’Aubilly (Association Fait Maison).
Dialoghi tra città - Dialoguri intre orase - Villes en dialogue est un voyage par étapes, un projet qui relie des pays, des passants, des bancs publics, des arts de faire, des manières de dire, de voir et de vivre la ville.
De la marionnette, du dessin, de la photographie, de l’écriture: nous avons uni nos langages et parcouru ensemble un chemin de mise en dialogue des villes et de leurs habitants, qui nous a mené, en cet été 2009, de l’Italie à la Roumanie.
Les personnes que nous avons rencontrées au cours de ce voyage parlent des langues différentes, ont des accents bien à eux. Mais leur attachement aux rues, aux places, aux monuments, aux maisons, tout comme leurs préoccupations pour les autres habitants, sont souvent partagés.
Qu’il s’agissent d’un grand village comme Pinerolo, d’une ville moyenne de province comme Reggio Emilia ou bien d’une capitale d’Europe comme Bucarest, les citadins se questionnent, se répondent les uns aux autres, et dressent le portrait d’une ville universelle, en perpétuelle transformation, où l’histoire des hommes et des femmes se confond toujours avec celle des lieux.
Alessandra Amicarelli [Italie]Marionnettiste,scénographe,metteur en scène
Julie Linquette [France]Dramaturge
Francesca Casolani [Italie]Peintre-performer
Fabien Legay [France]Photographe
Bruno Mastan [Roumanie]Acteur marionnettiste
Daria Ganescu [Roumanie]Actrice marionnettiste
Simone Armini [Italie]Musicien
Stefania Bettuzzi [Italie]Ateliériste
Maria Celeste Taliani [Italie]Vidéaste
Un projet italo-franco-roumain de la Compagnie StultiferaNavis, réalisé avec le soutien de l'Institut Culturel Roumain (Programme Cantemir 2009), en coproduction avec le Teatro Alegre - La Terra Galleggiante, l'association Roulez Jeunesse et l'association VBC.
jeudi 20 août 2009
Bucarest, ce matin...


photographies © Fabien Legay
vendredi 31 juillet 2009
"Paysages intérieurs"

photographie © Fabien Legay